La FIDH plaide depuis longtemps pour la pleine reconnaissance des droits économiques, sociaux et culturels (DESC) dans l’ordre juridique international. La FIDH mène des missions d’enquête sur les violations des DESC tels les droits au logement et les droits fondamentaux au travail. Membre actif de la Coalition internationale pour le Protocole facultatif au Pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels (PIDESC), la FIDH mobilise son réseau pour inciter les Etats à ratifier ce texte qui, une fois en vigueur, ouvrira une voie de recours au niveau international pour les victimes de violations des DESC.

Le travail sur les droits économiques, sociaux et culturels est indissociable d’une réflexion sur les impacts de la mondialisation économique sur la jouissance des droits de l’Homme et la responsabilité des acteurs économiques, et au premier plan des entreprises multinationales. Aux côtés de ses organisations membres, la FIDH mène des études de cas sur les investissements des entreprises et leur impact sur les droits de l’Homme. Elle milite auprès des instances internationales pour renforcer les obligations extra-territoriales des États et les responsabilités juridiques des entreprises en matière de droits de l’Homme et pour faire reconnaître le droit des victimes à la réparation. À l’ONU, elle a suivi les travaux du Représentant spécial sur les droits de l’Homme et les entreprises. Au niveau de l’Union européenne, elle est membre de la Coalition Européenne pour la Responsabilité Sociale et environnementale des Entreprises (ECCJ). Elle a publié un guide pratique recensant les principaux mécanismes de recours existants pour les victimes de violations des droits de l’Homme impliquant des entreprises.

Elle accompagne également depuis dix ans le Groupe de distribution Carrefour pour qu’il améliore les conditions de travail sur la chaîne fournisseurs. Au niveau international, elle participe au Comité consultatif du Global Social Compliance Programme (GSCP), créé à l’initiative des géants mondiaux de la distribution avec pour objectif de pousser ces entreprises à intégrer le respect des droits de l’Homme au travail à toutes les étapes de leur chaîne d’approvisionnement. Elle interpelle les entreprises sur leur responsabilité sociale et environnementale au moyen de sa SICAV Libertés et Solidarité, créé en 2001. La FIDH a développé ses propres critères de sélection des valeurs émanant d’États et d’entreprises aptes à intégrer le fonds. Contribuant à financer les activités de la FIDH, ce fonds est aussi un moyen de sensibiliser les entreprises et les investisseurs aux droits de l’Homme.

Enfin, la FIDH mène des activités de plaidoyer afin que l’Union européenne et les Etats membres veillent à ce que les accords commerciaux passés avec des pays tiers n’aient pas d’incidences négatives sur les droits humains dans ces pays, via en particulier la réalisation d’études d’impact.

1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6

Mots-Clés

Copyright © 2013 - FIDH : mouvement mondial des droits de l’Homme | Haut de page | Page d'accueil | Plan du site | altospam