La FIDH est une organisation non-gouvernementale fédérative dont la vocation est d’agir concrètement pour le respect de tous les droits humains.
[Elle s’appuie sur la Déclaration universelle des droits de l’Homme et sur les autres instruments internationaux de protection de ces droits. >http://www.fidh.org/article.php3?id...]
La FIDH a été créée en
1922 par quelques ligues de défense des droits humains. Elle en fédère aujourd’hui
155 dans 100 États. Elle coordonne et soutient les actions de ses ligues et leur apporte un relais sur le plan international. La FIDH et les ligues qui en sont membres sont non-partisanes, non-confessionnelles et indépendantes de tout gouvernement. Leur vocation est généraliste : elles défendent tous les droits humains, les droits civils et politiques, indissociables des droits économiques, sociaux et culturels. Elles agissent au quotidien, dans leur pays, afin de lutter contre les violations des libertés et des droits fondamentaux.
L’éducation et la sensibilisation sont la base de l’action à long terme de la FIDH. Son objectif immédiat est d’obtenir des améliorations concrètes dans les domaines de la protection des victimes, de la prévention des violations des droits de l’Homme et de la sanction de leurs auteurs. La FIDH est la plus ancienne organisation internationale de défense de tous les droits de l’Homme. Son siège est établi en France, où elle est reconnue d’utilité publique.
ÉTABLIR LES FAITS,DÉNONCER LES VIOLATIONS DES DROITS DE L’HOMME
Grâce au réseau que constituent ses ligues nationales et ses autres partenaires locaux, la FIDH peut surveiller l’état des droits de l’Homme, établir avec rigueur les cas de violation et alerter la communauté internationale.
Ces actions forment la base de son travail quotidien.
- Alerter, dénoncer avec force
Le premier rôle de la FIDH est de dénoncer les violations des droits de l’Homme, notamment par la diffusion de communiqués de presse, l’envoi de lettres et de rapports. Ces documents sont la base de son action : recours
devant des juridictions ou d’autres mécanismes pertinents, lobbying direct, appels urgents, actions de sensibilisation auprès des médias, mobilisation de la communauté internationale, etc.
- Observation et enquêtes de terrain
Les missions internationales sont généralement organisées à la demande des ligues nationales, ou des victimes et de leurs familles. Les missions sont composées d’experts indépendants et bénévoles, originaires de différentes régions du monde. Leur tâche consiste à rencontrer les victimes, les ONG, les autorités locales et les autres acteurs, en vue de faire la lumière sur les situations rencontrées. Ces missions d’enquête ou d’observation favorisent directement l’amélioration d’une situation, grâce à l’établissement objectif des faits et à leur qualification juridique rigoureuse. Elles apportent aussi un soutien utile aux militants locaux des droits de l’Homme, dont l’action est de facto renforcée par cette présence internationale.
- Témoigner et sensibiliser l’opinion publique
Ce travail de terrain fait l’objet de publications régulières, des rapports qui sont adressés aux États concernés, aux organisations intergouvernementales, aux médias, aux ONG et aux abonnés. Outils essentiels de la FIDH, ils sont très documentés et se fondent sur des informations qualifiées et systématiquement vérifiées. Ils représentent un instrument important, non seulement pour sensibiliser les opinions nationales et internationale, mais également pour soutenir l’action des victimes et des défenseurs des droits de l’Homme sur le terrain. D’autres outils sont également utilisés, tels que des mémorandums, des pétitions et des appels directs aux gouvernements concernés. Afin que les médias relaient ces observations auprès du grand public et de la communauté internationale, la FIDH leur adresse des communiqués de presse et des « lettres ouvertes » et organise des conférences de presse liées à l’actualité immédiate ou à l’occasion de la publication de ses rapports. Ce dispositif est complété par deux outils de diffusion de l’information : La Lettre de la FIDH et le site Internet
www.fidh.org. La Lettre de la FIDH est une publication bimestrielle qui présente les actions de la FIDH et de ses ligues, des analyses et les conclusions de ses enquêtes.
SOUTENIR LES ONG LOCALES DE DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME
Les militants des droits de l’Homme agissant dans leur pays respectif sont au cœur de l’action de la FIDH. Elle leur apporte son soutien pour crédibiliser et démultiplier leur action.
Pour soutenir la société civile locale, la FIDH met en œuvre des programmes pluriannuels de coopération juridique. En partenariat avec les organisations membres de la FIDH et dans leur pays, ces programmes sont basés sur l’organisation de séminaires et de missions. Ils ont été conçus pour renforcer les capacités d’action et d’influence des organisations locales de défense des droits de l’Homme, comme leur crédibilité face aux autorités nationales et internationales.
- Séminaires
Les autorités sont invitées, autant que possible, aux séminaires organisés sur place, après une ou plusieurs missions préparatoires, autour de thèmes sensibles.
Des experts internationaux, choisis par la FIDH et ses partenaires locaux, y apportent leur expérience et leur expertise. Le but de ces activités, en plus de renforcer la société civile, est de créer des situations qui permettent un meilleur respect des droits de l’Homme au niveau local. Les suites données aux recommandations formulées lors de ces réunions font l’objet d’une évaluation systématique.
MOBILISER LA COMMUNAUTÉ DES ÉTATS
Les pressions internationales, notamment via les organisations intergouvernementales, sont un puissant levier pour garantir le respect des droits de l’Homme. La FIDH s’investit donc avec force auprès de ces organisations.
- Guider et soutenir les ligues
Les activités de la FIDH au sein des organisations intergouvernementales consistent à guider et soutenir les ligues nationales des droits de l’Homme dans
leurs démarches. L’objectif est de leur permettre d’utiliser le plus efficacement possible les mécanismes internationaux et régionaux existants. Les bureaux de
liaison de la FIDH à Genève et à Bruxelles permettent notamment de développer une action systématique et quotidienne auprès des Nations unies et de l’Union européenne. La FIDH oriente et relaie ainsi chaque année les actions de plus de deux cents représentants de son réseau. La transmission de plaintes et de rapports, ainsi que le dialogue qui s’instaure, permettent aux militants une implication immédiate et directe dans le système international pour contribuer à l’amélioration de la situation des droits de l’Homme dans leur pays.
- Normes internationales et mécanismes de protection
La FIDH contribue par ailleurs à l’élaboration de normes internationales, ainsi qu’à la création et l’amélioration des mécanismes internationaux de protection. C’est le cas notamment pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, la mise en œuvre de la Cour pénale internationale ou la lutte contre les disparitions forcées.
En alertant les différentes instances sur des situations de violation des droits de l’Homme et en les saisissant de cas particuliers, la FIDH contribue à une meilleure protection des victimes et à une plus grande mobilisation de la communauté internationale (Conseil de sécurité, Assemblée générale ou Commission des droits de l’Homme des Nations unies, mécanismes conventionnels, organes régionaux de protection des droits de l’Homme).